SERRE PANS DE VIE
Un jour, une heure, une seconde pour un clic,
Sur la souris, proie de l'ophidien rampant,
Aucune chasse, aucune mort, juste le symbolique,
Rencontre au hasard par la magie du serpent.
Comme les anneaux vipérins, et ensemble, muant,
Les squelettes carnés ne se noieront en bord de mer,
Les yeux, les bouches, les coeurs parleront franc,
Et migreront, sans ramper, attirés vers la terre.
De vieilles murailles en châteaux, par la toile,
S'animent les cartes, les chemins et les sites,
Brilleront dans leurs yeux des milliers d'étoiles,
De folles découvertes assommant les mythes.
Et encore s'avancer dans le pays intérieur,
Terres en ruines, républicains laissant leurs traces,
Génocide paysan, Vendée militaire en pleurs,
Mais les Généraux vendéens resteront en place.
Tout ça pour serrer dans son coeur des pans de vie,
L'absence innée, manque, chercher dans l'histoire,
Les faits, les actes, par les morts, les envies,
Partager, débattre et les garder en mémoire.
à Steph
MG 28/03/2020
