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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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5 août 2023

AMOUR EN CORPS

329

Dans l'évidence du rendez-vous de la vie,
Approche comme dans les mondes parallèles,
Dévorant l'horloge, le temps est juste une aile,
Survole en digne beauté les jours et les nuits.

Divines pensées presque utopiques, aèrent,
Nourrissent l'espoir et fécondent le réel,
Flamme incandescente, magie de l'étincelle,
Soumise et fidèle, ne meurt et reste entière.

Le faux miroir sans tain offrant même l'image,
Venue en hasard, désormais dans un visage,
L'âme par le chemin sauveur du labyrinthe,

Sort de sa tour à la rencontre en nobles coeurs,
Intemporel voyage de rêve à l'absinthe,
Les écrits d'un fou, suprême amour en hauteur.

MG 28/10/2018 (sonnet)

4 août 2023

TROIS COQUELICOTS

311

Dans un champ, trois coquelicots érigés au naturel,
Coeurs à la couleur noire, et la chaleur blanche,
Se dressent en espoir, et semblent toucher le ciel,
Récoltent le sang des blessures, qui s'épanche.

Dans le champ de vision, l'unicité des reines,
Explose les couleurs mais ne vole en éclats,
Délaisse les formes et dans l'amour, sème,
Les graines de la bonté dans tous ses états.

Et la robe froissée comme la gitane dansant,
Libre et pourtant attachée, aux liens forts,
Résiste aux tempêtes, aux cris et aux vents,
Virevolte et se mue en tissus d'accords.

Les trois coquelicots, pavots désinhibiteurs,
Affluents de la mer d'encre, noire et bleutée,
Libèrent de l'âme en douces et parfumées senteurs,
L'absinthe mentholée des plus profondes pensées.

MG 30/06/2018

4 août 2023

SCEAU...VŒU...SE

326

Femme enfant, dans tes rêves bleus, au gré du vent,
Le papier cadeau aussi dur que de la roche,
Ciel et terre, où se raniment tes inconscients,
Je retiendrai ce fil sur lequel tu t'accroches.

Le vol de l'aigle n'est jamais mauvaise augure,
L'oeil perçant scrutant l'horizon pour vérité,
Les larmes noieront sans préavis tout l'obscur,
Source de vie, eau du coeur, dans l'immensité.

Délivrée du monde inconnu, en pensées blanches,
Et excelle la fée de la Terre de feu,
Qui, par sa magie, aspire les avalanches,
Sauve les fils de Lucifer et leurs aïeux.

Tout le bien diffusé par cette âme sensible,
N'aura de cesse de s'envoler vers vos coeurs,
Essuyant vos douleurs, suintant vos impossibles,
Guidant les aveugles de la main qui affleure.

...à Noëlle...
MG 13/10/2018

4 août 2023

METS TA FOR..CE

325

Pour toi cette offrande déversée par ma plume,
Nébuleuse où scintillent mes tendres étoiles,
T'aimer dans ton encre, à la folie, je l'assume,
Les mots sonnent où les évidences se dévoilent.

Poétesse émérite, mille bouquets de rimes,
Sur tous tes parchemins, fleurissent en éternel,
Les coeurs vers les coeurs, en noir et rouge s'expriment,
Les mots d'amour font de l'amour des mots, un ciel.

T'idolâtrer ostensiblement, ô déesse,
Et faire de toi, la princesse du vélin,
Quand seulement par mes yeux, toute la tendresse,
Délivre ses trésors et rassasie ma faim.

Comme l'aimant au pôle, que rien ne réfrène,
Fidèle, aux lectures ébahies, le temps n'est plus,
Forces invisibles et lisibles, où l'art digne, règne,
Métaphores dans le cosmos, rien n'est perdu.

...à Ana...
MG

4 août 2023

GOÛTE À GOUTTE

324

Accroché à tes jours, comme une perle de cristal,
Qui suinte sur la glace, presque en équilibre,
Semblant ne jamais quitter son idéal,
Je reste transparent de cette eau invisible.

Petite goutte vivante au sel du coeur,
Je puise ma force à la rivière de ton âme,
Eternelle source de grâce et de douceur,
Pour étancher ta soif ou bien finir en larme.

Eteindre le feu, mettre sa flamme à terre,
Même en déluge froid, n'existe ce pouvoir,
L'intemporelle chaleur ne pourrait se défaire,
De ces reflets d'osmose en véritables miroirs.

Bulle de rosée, éclat de pluie, je ravive,
En contraire soleil, au creux du coeur aride,
Te redonne goût, pour qu'en rêve tu salives,
Nos temps te font perpétuelle chrysalide.

MG 30/09/2018

4 août 2023

RIRE À PRESCRIRE

305

Magnifique son des plus heureux, une voix laisse place,
Au bruit parfait, chantant en rythme régulier son plaisir,
Faites silence, écoutez le coeur sortant de la nasse,
La musique folle et entrainante de ses éclats de rire.

La cohérence d'une vie rieuse jetée par cette bouche,
Les pattes d'oie se creusent mais sûrement pas la tombe,
Un rire salvateur qui, à chaque fois, fait mouche,
Effets boule de neige, positives sont les ondes.

Se laisse échapper sans maitrise, l'écho, libre,
Traversant les méandres et même les profondeurs,
D'un corps en accord dans une peau qui vibre,
Et donnent les frissons tout droit issus du coeur.

Ce rire parle et donne ainsi lecture aux besoins,
Comme un appel ou partage d'un cri de bonheur,
Son écoute, bienfait, et baume au coeur certain,
Spontané, ne connait même pas son effet soigneur.

MG 08/05/2018

9 août 2023

ORAGE ET DES ESPOIRS

361

Que sais-tu des vibrations qui résonnent en moi,
Des crépitements du feu qui m'anime ?
Connais-tu les sursauts de coeur par mon émoi,
Les captures de rêves dans l'adrénaline ?

Sens-tu les secousses sismiques de mes os,
Les tremblements de taire le fol Amour ?
Vois-tu l'éruption du plaisir sur ma peau,
L'envol quand l'ineffable désir accoure ?

Captes-tu l'ouragan calme traversant mes côtes,
Balayant mon coeur des poussières d'ennuis ?
Décèles-tu les tourbillons commis sans faute,
Les bouleversements qui me tiennent en vie ?

Crois-tu en l'indicible extase de volupté,
En l'inexprimable qui se déclare en frissons ?
Entends-tu l'inavouable tendresse cachée,
Quand l'harmonie se transforme en fusion ?

MG 11/08/2019

31 juillet 2023

S'ATTENDRE À ÇA, TENDRE

270

Quel est ce chemin m'isolant de toi sans cesse ?
Un abysse, une falaise, un ravin, me tuent,
Barrière de l'interdit, le mur noir se dresse,
La force du temps ne fait qu'un morne abstenu.

Eternel manque accroché à la solitude,
Engendre mes rêves au delà de l'impensable,
Aux sensuelles pensées, ton pouvoir me dénude,
Sous toutes formes, tu es mon indispensable.

Gestes glissant comme sur du velours, s'allient,
Les regards suaves, et complices en folles épousailles,
Ton nectar si doux, je boirais jusqu'à la lie,
Baisers même effleurés colorent ma grisaille.

Et pourtant, banni de toi, le coeur si docile,
Punition mortelle de l'âme, sans caresses,
Néant de l'injustice, signant mon exil,
C'est à toi que je parle, oui, toi, la tendresse.

MG 24/11/2017

31 juillet 2023

PAS VAIN CŒUR

269

Pour une liberté légitime, mes ailes de feu brillent dans l'incandescence,
Sans rien brûler au passage, les cendres n'existent pas en ce Nous,
M'envolant chaque jour au firmament, l'espace de ta grandeur,
Me berçant toutes les nuits dans l'inconscience de ton âme.

T'aimer à presque voler ton coeur, m'accaparer le flux de ton sang,
Vider tes trop pleins de douleurs dans le fossé de ma route,
Lécher tes blessures, et fondre de mon volcan tes souffrances,
Maudire la mer noyante et rendre au passé tes agonies.

Que ma lumière, désertant le noir, n'éclaire que tes paupières,
S'ouvrant sur l'amour, comme une chrysalide à sa naissance,
A l'apogée d'un monde sans détours, aux lendemains vivants,
Rêve réel et folie consciente des innombrables voeux.

L'immense écart, territoire réduit à néant, sans aucune peur,
En désert, plaine ou autre océan ne m'arrêtera jamais,
Aux éléments contraires, je me procurerai l'ultime divin,
Caressant tes idéaux, intemporel zénith qui vaincra.

MG 22/11/2017
31 juillet 2023

NOËL

129

En ces jours, dans les folles rues illuminées,
Les vitrines et leurs pancartes scintillantes,
Accrochent les lêcheurs et leur monnaie pendante,
Ivres de folies, prêts à se déculotter.

S'arracher le coeur pour les apparences,
Pensant même faire partie des lumières,
Ils errent dans les galeries de misère,
Se délestant avec insistance.

Le ballet des hypocrites est commencé,
Après les restos et la télé aux dons,
Que l'on chante à grands coups de millions,
Ils continuent lentement à se tuer.

Les fêtes , ah, quelle belle aubaine,
Une de plus pour vous saigner,
Et jusqu'à l'os, vous serez rongés,
Patience , les soldes c'est dans 3 semaines.

MG 20/12/2017

29 juillet 2023

MAL

227

D'une vie insolente où s'impose la visible absence,
Désinvolture d'une existence déformée dans l'âme,
Et sur sa couche, se tordant de douleurs infâmes,
Les crépuscules s'enchainent en impudence.

Aux forces du vide, en bouclier faire face,
Chaque jour se donner sur l'autel du sacrifice,
Le ventre mangé dans un trop long supplice,
L'enfer en son passé laissera des traces.

Le sang glacé soudainement par l'effroi,
Dans un funèbre adieu, s'éparpilleront en cendres,
Les griffes du mal rongeant dans ses méandres,
La chair du coeur avortée dans ses émois.

Les larmes défiant toute noire évidence,
En vidant la mort comme par audace,
La douleur au sublime fait enfin place,
Se jouant du diable dans l'impertinence.

MG 24/04/2016

2 août 2023

DÉS UNIS

291

C'est dans l'inconcevable que se décuplera ma force,
De ce mur infranchissable dont je briserai l'écorce,
Au malaise des silences, s'entendra mon cri haut et fort,
Que jamais l'absence ne signera mon arrêt de mort.

Les jours, chacun pénible en touches qui s'éloignent,
Gardent et mettent en fusion ma terrible poigne,
Cette violence d'amour, si douce dans son écrin,
Ne mènera au retour en arrière du chemin.

L'impossible, en veule traitrise, dresse mon combat,
L'amour, justement, s'habille de son plus bel apparat,
Comme pour affronter la mort si dignement,
Tel un roi invincible, en siècles d'égarements.

Rien ne frôle le dérisoire, où tout est important,
Ne s'arrêtera jamais la pendule de nos instants,
L'encre indélébile ne s'effacera de ce grimoire,
L'oubli est à damner, le fil d'or perdure notre histoire.

MG 30/01/2018

2 août 2023

LES LOUPS EN MEUTE

285

Cette image illustre le déplacement d'une meute de loups. Les trois premiers loups sont encerclés en jaune. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas les loups dominants, dits "alpha", mais les plus vieux ou les plus malades. Le groupe avance à leur rythme. Les loups savent que si les plus faibles marchaient derrière, ils seraient vite distancés par la meute où ils seraient des proies faciles lors d'une attaque. Ils sont donc suivis par cinq loups forts et puissant (entourés en rouge) qui peuvent les protéger du danger. Ensuite, il y a le reste des loups, puis à nouveau cinq loups forts et puissants et enfin, tout derrière, "l'alpha" chef de meute. Depuis sa position, il contrôle le groupe, décide de la direction à prendre et anticipe les attaques des adversaires. L'ensemble de la meute avance donc au rythme des faibles, sous la protection des plus forts et avec la direction donnée par un leader qui veille à la bonne coordination de la meute.

QUEL BEL EXEMPLE DE SOCIETE REPRESENTENT LES LOUPS !

LES HUMAINS DEVRAIENT EN PRENDRE DE LA GRAINE...

2 août 2023

HOPE OSÉ

289

Les opposés semblant rivaliser, se déchirer, sont pourtant complémentaires chez moi. Couleurs, sentiments, impressions, caractères, goûts, visions, envies...et j'en passe.
Le jour si salvateur a besoin des nuits pour démontrer sa grandeur, le blanc nécessite le noir pour apporter sa lumière, la vie a besoin de la mort pour donner l'ampleur de son bonheur. Le bien a besoin du mal pour se démarquer. Toute chose n'est rien sans son opposé, et les contraires sont finalement tellement complémentaires qu'ils en deviennent inséparables......un comble ! Pour définir quoi que ce soit, nous avons besoin de comparer, de mettre face à face les éléments, et nous ne pouvons y échapper. La mer engloutie tout alors que l'homme a inventé le bateau qui la défie et la traverse, idem pour le ciel, chaque chose est liée à la loi de la gravité et pourtant des engins passent dans le ciel sans tomber.
Il en va donc de même pour tout...... l'amour a besoin de connaître la difficulté pour atteindre le summum, la vie n'est pas si simple qu'on voudrait le dire. Tout est rien sans rien. Je pense profondément que le 1 n'est pas sans le 0 et le 0 n'est rien sans le 1. L'homme ne survit pas sans les femmes et inversement. La terre qui donne la vie enterre aussi nos morts, L'eau qui abreuve pour vivre peut aussi noyer, tout est à la fois sauveur et fossoyeur.

Ce blog regorge de ces combats, ces prises de conscience des contraires indispensables. Mes espoirs ne sont rien sans traverser le monde des ténèbres, mes projets n'existent que par la reconnaissance de mes échecs, mes idées et mes pensées ne naissent que par le fait que je me rende compte que je ne suis rien et que l'envie de découvrir m'invite à sa table.

L'humain a passé son existence à vivre avec les opposés complémentaires.......le Paradis et l'Enfer, les hommes et les femmes, le blanc et le noir, la vie et la mort, le bien et le mal. Tous ceux qui refusent de voir le coté sombre refusent la vérité, et se voilent la face. La "vie" en fête ( non pas de faute d'orthographe ), à tout voir en positif ( du moins s'en persuader ...), est une forme de négationnisme des lois de la vie. Et malheureusement, en cas de problème futur, ces gens tomberont de plus haut, de par le fait que l'instant présent est plus important à leur yeux........mais voir les risques et les apprivoiser est justement beaucoup plus sain et serein. L'animal n'est-il pas prévoyant sur sa condition et la survie de sa descendance dans ses choix tout en étant "moins" évolué que l'homme" ?

Tout ça pour dire que nous n'échapperons pas à notre miroir qui est un opposé de Nous, et qui nous renvoie à notre propre image. Si nous refusons ce bouton qui vient de pousser sur le menton, alors que nous exigeons une beauté parfaite, et que nous ne savons pas comment le combattre ou l'apprivoiser ( tout est une question d'appréciation ), alors nous mourrons de notre propre Nous.................presque suicidés !

MG 20/01/2018

2 août 2023

CORPS BEAU

287

Enfermé tristement dans son ouverture sur le monde,
Où chaque jour s'écoule lentement en soliloques,
La bave du corbeau observant de sa rotonde,
Les liens de velours mettant son coeur en loques.

Changeant de branche et sa police de caractère,
Dans un discours fort inutile et à sens unique,
On ne cache pas sa vraie nature par un vocabulaire,
Ni en se faisant, du manant, mimétique.

Force est de constater que persévérer paye,
Et donc par les mots, se gardent les traces,
Dans le bruit, la machine à conneries s'enraye,
Brisant lamentablement sa carapace.

Il est évidemment sûr, que joué n'est pas gagné,
Le feu et la flamme d'amour provoquent brûlures,
Le jeu peut donner roi, et la dame, faire tomber,
A son propre piège, le corbeau se fait mort sûre.

MG 05/01/2018

2 août 2023

LE CORBEAU ET LE RENARD (Nouvelle version)

286

Maître Corbeau, sur les blogs masqué,
Sortait de son bec des messages,
Maître Renard, par la vue, énervé,
Lui tint à peu près ce mouchage :
"Eh bonjour, Monsieur du Corbeau !
Que vous êtes laid ! Que vous me semblez faux !
Sans mentir, si votre ratage,
Se rapporte à votre courage,
Vous êtes découvert même en tapinois."
A ces mots, le corbeau ne se sent plus narquois,
Et pour cacher son désarroi,
Il ferme sa bouche, laisse tomber son patois.
Le Renard se raidit et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout chercheur,
Voit aux dépens de celui qui le broute.
Cette leçon vaut bien un hommage, en absoute.
Le Corbeau honteux et perdu,
Vira, comme un zonard, vexé d'être reconnu(e).


Jean de la Fontaine et MG 04/01/2018

29 juillet 2023

DÉCLARATION DE NON AMOUR

240

T'aimer m'était inné, comme une évidence mais pas dans la ligne à suivre ou dans la norme, juste dans l'amour, dans la vision, dans le coeur. Oui dès le premier jour je t'ai aimé et pourtant aujourd'hui je te déteste, ou plutôt je vomis et crache cette rancoeur, ce dégoût sur ce à quoi tu as donné naissance, telle une mauvaise mère. Engendrer tant de mal, me donne l'amertume des jours qui ressemblent à des nuits noires cauchemardesques.
Plus besoin de mettre en exergue ce dont tu es capable de faire, et tes punitions n'y changeront rien, il ne comprend pas, il ne te voit pas, il ne t'aime pas. Son obsession est intérieure, ta richesse n'est pas la sienne. Tu lui as trop donné, tu en as fait un enfant gâté, tu n'es même pas sa mère pour lui, il t'ignore. Pire...il ne s'aime pas lui-même puisqu'il se tue.

J'y ai cru pourtant...très longtemps...trop longtemps...ensuite on finit par se résigner et se dire qu'on va saigner.

Je ne te supporte plus, je n'en peux plus de tes fils, qui, vieux, restent enfants ou qui, jeunes, sont déjà pourris comme un fruit ayant subi trop de pluie, cette pluie d'encre tamponnée sur des rectangles de papier...........Putain ! des bouts de papier imprimés ......quelle valeur ? Et pourtant ...........ils sont la base de tous tes maux et en découlent donc les miens. L'avortement aurait dû t'être accordé. Tu n'as pas donné la vie, tu sèmes, à travers tes enfants, la mort.

Je reste, non pas en phase, mais déphasé, avec toi, donc en veille, surprenant pour quelqu'un qui n'a pas la boite à images qui les manipule, grâce à une partie, peut-être trop petite, de ta progéniture, qui tente, inlassablement, de te panser en pensant. Ils n'ont peut-être pas le même père...

Je ne me reconnais plus en tes fils maudits, en tes enfants bandits, en tes bébés abrutis, je ne me vois pas comme eux, je ne veux pas d'eux. Aussi ce mal être parfois devient un bien être, tant par le non conforme dérogeant et dérangeant que par l'exclusion et l'ostracisme, alors que paradoxalement, je prône l'acceptation de différences, l'harmonie, tout en cultivant une différence.

Tu m'as donné tant, et je te redécouvre très souvent, je me fonds dans Toi, mais sans eux. Là, tu me parles, là tu m'acceptes, là, tu me donnes des épreuves qui sont des chances et en ça je te trouve encore respectable.

Tu es ma Terre, celle que je parcoure des pieds et des yeux mais tu n'es plus mon Monde..........

MG 16/10/2016

31 juillet 2023

CRIS SANS THÈMES

268

Où les envies sont les désirs, les voeux s'entendent en requiem,
A la conquête du néant, le cri sourd des âmes en péril,
Résonne en vain contre les murs aux douleurs d'asile,
Et les perles lacrymales nourrissent les chrysanthèmes.

En partance pour l'exil, au royaume des ténèbres,
Le coeur s'oriente peu à peu vers les horizons perdus,
Martyre, que la raison folle décapite et met à nu,
Avant de le jeter en pâture aux jours funèbres.

Conscients, les rêves survivent et survivent encore,
Sur le fil du temps, droits, avant leur mise à mort,
L'honneur en fragrance ose même donner plénitude.

Trahis par la vie et son bourreau, lame tranchante,
Ne restera dans l'éternité qu'une seule certitude,
Les regrets, vains, force de l'amour immunisante.

MG 18/11/2017

6 août 2023

SOUFFLE DU TEMPS

345

Folle destinée inhumaine sans anesthésie,
Mordant les secondes et coupant même les fils,
Toi qui gagne aux frontières de mes envies,
Sauras-tu éponger mon coeur hémophile ?

Titubant, parfois las, comme l'homme saoul,
Dans ce couloir immonde où je déambule,
Au dehors , au dedans, partout des cailloux,
Que fais-tu, toi, décideur et précieux pendule ?

Te parler dans l'invisible, investi de tout, de rien,
Tes aiguilles piquent et traversent mon esprit,
Mes entrailles saignent comme pour la fin,
Veux-tu finalement me garder en vie ?

Les viscères en vrille, pour prendre force,
Je sais ton épreuve qui me couronnera,
La reine, par le feu, au dela de mon écorce,
Par le souffle sauveur, un jour te vaincra.

MG 11/01/2019

31 juillet 2023

MISE EN FORME

264

Blanche et pure ensommeillée, je dors au tiroir,
Vierge et lisse, pas encore enfantée, sans formes,
Ma vie se résume à attendre l'écritoire,
L'encre de sa plume sera mon uniforme.

Sa muse me délivrera de cet exil,
Prison noire aux glissières si souvent fermées,
Faisant de moi un objet pâle et inutile,
Remisé au fin fond de son tas de papiers.

Mais que fait-il ? Il me prend enfin dans ses mains,
Pour m'habiller de la plus belle robe du soir,
Cet élixir de Chine qui fait tout mon bien,
Me donnera une existence, une mémoire.

Mais non ! Il fait sur mes lignes de forts pliages,
Je parlerai peut-être mieux qu'avec les mots,
Presque vivante et nul besoin d'un décodage,
Il me fait naître de son art et sans lambeaux.

Ni une lettre d'amour, ni même un poème,
Je ne suis pas l'encre sortie de son génie,
Mais je pense qu'il pourra ainsi dire qu'il aime,
Moi, création fragile, son origami.

MG 21/10/2017

Défi lancé par EsMneralda : mon défi sera de vous mettre à la place d'une feuille de papier transformée en origami.

15 août 2023

ANIMAUX

Vivants de mon jardin

Un nid de merle que j'ai trouvé en taillant ma haie l'année dernière

417a

 

Un hérisson en train de boire dans la baignoire des oiseaux

417h

Une rainette brune dans un de mes parterres

417b

Une autre rainette mais verte dans le même parterre

417c

Une mante religieuse

417d

Morts sur la route (sorties cyclisme)

Un blaireau mort d'une crise cardiaque, d'un empoisonnement ou tout simplement de vieillesse car il ne présentait aucune blessure 

417e

Une couleuvre qui avait probablement été jetée par dessus la haie car un homme était en train de nettoyer les abords de son étang. Le fait de retomber sur la route l'a probablement tué

417f

 

Une chèvre, je n'ai pas l'explication car elle n'était pas abîmée... 

417g

 

MG 13/03/2022

15 août 2023

OISEAUX

C'est aujourd'hui le printemps. Le renouveau, le chant des oiseaux, les bourgeons, l'éveil de la nature.
Après les ANIMAUX de mon jardin, voici donc les oiseaux de mon jardin. Ne possédant pas d'appareil photo et le portable n'étant pas vraiment l'idéal en zoom, de plus il est difficile de les approcher, j'ai donc posté des photos prises sur le net.


La mésange bleue

419a mésange bleue

La mésange charbonnière 

419b mésange charbonnière

Le pinson

419c pinson

La fauvette

419d fauvette

La mésange à longue queue (rare)

419e mésange à longue queue

Le rouge-gorge

419f rouge-gorge

Le pivert

419g pivert

Le rouge-queue noir

419h rouge-queue

MG 20/03/2022

7 août 2023

PEAU PIERRE

354

Les paupières comme des portes sur les yeux,
Ouvrent le chemin des mondes extérieurs,
A la vision réelle forment même l'aveu,
Point n'est besoin si l'on voit avec son coeur.

Au diable la vie chaque jour aux volets clos,
Superficiel terrain en barricade apeurée,
Sables mouvants pour quelques grammes de peau,
Pragmatique contraire, la vue écarte le danger.

Rêves avortés par les yeux finalement voilés,
Tissu baissé, les cils en rideau sur la scène,
La pièce sans entrée, l'acte aux espoirs faussés,
Se réfugier vite dans le couloir sans peine.

Le regard détourné en disciple du déni,
Faible et frileux, au bouclier de paupières,
Vivote et se sentant même à l'abri,
N'est qu'un coeur mort en peau de pierre.

MG 20/04/2019

12 août 2023

L'ÉQUIPE

380

De couleurs de peau et caractères à mille lieues,
D'âges et goûts allant d'une terre à l'autre,
On se retrouve chaque jour autour du feu,
Dans la forge, aucun dieu, ni même apôtres.

Comme dans un cocon familial, y règne,
Confiance et respect en aller-retour,
Une communauté où personne ne saigne,
Rien ne laissera place aux vautours.

Rigueur, droiture et justesse, sont mes lois,
Qualité du travail dans mon intransigeance,
Mais jamais ô grand jamais, à travers moi,
Ne se décèlera la moindre toute puissance.

L'équipe qui gagne de par sa forte cohésion,
Par l'esprit planant en réel de la sincérité,
S'anoblit tel un métal précieux en fusion,
Pour une réussite et surtout une avancée.

...à mon équipe...
(Ces personnes que je remercie pour leur travail, leur motivation, et surtout leur confiance en moi, qui me permet de les emmener sur le chemin du plaisir du travail sans virages)
MG 05/06/2020

23 juillet 2023

L'INVISIBLE

169

L'invisible, rêves qui sauvent, mangeurs de l'inutile,
Comme la rive où s'accrocher dans le naufrage,
Perlant les gouttes de désespoir sur les cils,
En asséchant la douleur des yeux sages.

Force du vent ou même fureur de vivre,
Mélancolie ou évasion intemporelle,
De ça, j'aime à en être ivre,
Ne pourrais-je vivre un jour sans ailes ?

Les recoins de mon esprit relatent tout,
Ils me disent que l'invisible est si bon,
Je le dessine à ma guise, comme un fou,
J'écris les histoires, je vis ma raison.

L'invisible, comme une couverture , un refuge,
Enterre les mornes pensées, ouvre les voies,
Utilisant presque tous les subterfuges,
Renouant avec nos rêves de gosses, nos lois.

Dans le noir, l'invisible peint mes couleurs,
Fait prendre forme à mon nouveau monde,
Ni haines, ni colères, ni rancoeurs,
Mon invisible, ma vie, mon ombre.

MG 31/08/2013

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