
T'aimer m'était inné, comme une évidence mais pas dans la ligne à suivre ou dans la norme, juste dans l'amour, dans la vision, dans le coeur. Oui dès le premier jour je t'ai aimé et pourtant aujourd'hui je te déteste, ou plutôt je vomis et crache cette rancoeur, ce dégoût sur ce à quoi tu as donné naissance, telle une mauvaise mère. Engendrer tant de mal, me donne l'amertume des jours qui ressemblent à des nuits noires cauchemardesques.
Plus besoin de mettre en exergue ce dont tu es capable de faire, et tes punitions n'y changeront rien, il ne comprend pas, il ne te voit pas, il ne t'aime pas. Son obsession est intérieure, ta richesse n'est pas la sienne. Tu lui as trop donné, tu en as fait un enfant gâté, tu n'es même pas sa mère pour lui, il t'ignore. Pire...il ne s'aime pas lui-même puisqu'il se tue.
J'y ai cru pourtant...très longtemps...trop longtemps...ensuite on finit par se résigner et se dire qu'on va saigner.
Je ne te supporte plus, je n'en peux plus de tes fils, qui, vieux, restent enfants ou qui, jeunes, sont déjà pourris comme un fruit ayant subi trop de pluie, cette pluie d'encre tamponnée sur des rectangles de papier...........Putain ! des bouts de papier imprimés ......quelle valeur ? Et pourtant ...........ils sont la base de tous tes maux et en découlent donc les miens. L'avortement aurait dû t'être accordé. Tu n'as pas donné la vie, tu sèmes, à travers tes enfants, la mort.
Je reste, non pas en phase, mais déphasé, avec toi, donc en veille, surprenant pour quelqu'un qui n'a pas la boite à images qui les manipule, grâce à une partie, peut-être trop petite, de ta progéniture, qui tente, inlassablement, de te panser en pensant. Ils n'ont peut-être pas le même père...
Je ne me reconnais plus en tes fils maudits, en tes enfants bandits, en tes bébés abrutis, je ne me vois pas comme eux, je ne veux pas d'eux. Aussi ce mal être parfois devient un bien être, tant par le non conforme dérogeant et dérangeant que par l'exclusion et l'ostracisme, alors que paradoxalement, je prône l'acceptation de différences, l'harmonie, tout en cultivant une différence.
Tu m'as donné tant, et je te redécouvre très souvent, je me fonds dans Toi, mais sans eux. Là, tu me parles, là tu m'acceptes, là, tu me donnes des épreuves qui sont des chances et en ça je te trouve encore respectable.
Tu es ma Terre, celle que je parcoure des pieds et des yeux mais tu n'es plus mon Monde..........
MG 16/10/2016