CITATION 13
A raconter ses maux , souvent on les soulage ...(Pierre Corneille 1606-1684)
A raconter ses maux , souvent on les soulage ...(Pierre Corneille 1606-1684)
La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne..(André Malraux 1901-1976)
Fasciné par cet homme (fascination n'est pas fanatisme), dont je ne cautionne pas le geste ,s'il en est l'auteur , j'ai choisi cette photo ,car il a l'air détendu paradoxalement avec le fait que son geste (s'il est le meurtrier , je vous rappelle qu'il est recherché en tant que suspect ...) est né d'un état de désespoir très avancé . On n'assassine pas sa famille par plaisir ou par folie ... ceci nait d'une longue route dont on ne perçoit plus le bout du tunnel . Encore là , deux personnages complètement opposés : un homme sain , aimant , sans méchanceté particulière , et un être commettant ( si c'est lui ) l'acte le plus horrible qui soit ... mystère ... Personnage qui n'est pas sans me rappeler le docteur Emmanuel Bécaud de Pouzauges , soupçonné d'avoir tué toute sa famille avant de se donner la mort ...ici également subsistent de nombreuses zones d'ombres .......
MG
Lorsque l'on ne trouve pas le repos en soi-même , il est inutile d'aller le chercher ailleurs . (Anonyme)
UN MONDE EPHEMERE
Notre monde se cherche ...Il semble être entré dans une fuite en avant permanente, où la violence et sa répression, l'arrogance, le mépris de l'autre, sont devenus des valeurs "sûres", mettant sans cesse sur le devant de la scène, souvent par le biais des médias, des gens cupides, prétentieux et sans compétence particulière...Un monde qui me fait de plus en plus penser à l'ile aux anes dans Pinocchio . Cet endroit où l'on profite de tout , sans contrainte, sans se poser de questions, jusqu'à sa propre perte ...Comment en est-on finalement arrivé à penser qu'être "heureux" c'est de voir tous ses désirs satisfaits , sans attendre. Que "n'importe qui" peut tout faire , en en faisant juste le choix en toute facilité sans faire d'efforts particuliers ?
Comment exister artistiquement dans ce monde où le factice , le facilement accessible, nous envahit quotidiennement , où la légitimité artistique est systématiquement liée aux phénomènes de mode ?
La musique que je vous propose ne me semble pas être "rebelle" au sens propre du terme, pourtant dans l'environnement musical actuel, c'est pour moi ( et pour vous aussi j'espère), une forme de résistance contre cette culture de l'éphémère... Un artiste a besoin de temps pour se construire, et suivre sa route. C'est souvent difficile, les obstacles sont nombreux, les émotions sont très fortes. Parfois les doutes vous rongent littéralement, mais c'est à ce prix que l'on peut vraiment vivre sa passion sans faire de concessions.
Je revendique haut et fort cette passion acharnée pour mon instrument, et aussi, pour une certaine forme de complexité. Une envie de chaque fois pousser encore plus loin mes limites car la simplicité n'a pas le monopole de l'émotion et de la sincèrité. La technique peut parfois restreindre la communication, mais la qualité de la relation avec un public réellement impliqué dans mon travail et mon art est infiniment plus enrichissante.
Quel est mon but ? Simplement essayer de créer un univers musical personnel qui résiste au temps...un peu...Partager des émotions, transmettre ma passion et permettre à ceux qui veulent s'en donner la peine, de s'évader.
Pourquoi veulent-ils tuer nos rêves ? Les vrais rêves , ceux qui viennent du plus profond de notre être, de notre âme, qui nous tirent vers le haut, nous élèvent, et nous donnent la flamme, la passion , l'envie et la force d'énormement travailler pour les concrêtiser. Il faut nous accrocher à nos rêves et faire que ce temps si court entre la naissance et la mort ait un sens.
Bien sûr, comme tout d'ailleurs, le monde est éphémère...chacun des morceaux que j'ai composés en évoque un aspect avec sa propre échelle de temps.
"Téthys", ancienne mer méditéranée, nous projette à quelques 200 millions d'années en arrière, comme pour mieux nous renvoyer l'image de notre futilité."Born to buy", et "Donkeys island", nous replacent dans le quotidien avec cette course éffrénée à la pseudo nouveauté, à cette distraction, dont le seul objectif est de faire de nous, des acheteurs nés..."Ispahan", reflête une civilisation passée, brillante en son temps, mais aujourd'hui disparue...comme tant d'autres ...Et la nôtre ?
Patrick RONDAT . Mars 2004
Tout est poison , rien n'est poison , seule la dose est poison . (Paracelse 1493-1541)
Les fous ouvrent les voies qu'empruntent ensuite les sages . (Carlo Dossi 1849-1910)
Un très très grand bravo à THOMAS pour cette année remarquable et cette carrière exemplaire . Je pourrais écrire des pages et des pages tellement j'admire THOMAS ; Autant par son coté humble , simple , respectueux envers ses coéquipers , son équipe technique et son public, pour qui , il aime offrir du spectacle comme il dit , que pour ses performances . Il est un exemple pour nous tous tant sa combativité est grande et loyale ( malgré une jeunesse marquée ) face aux plus grands . Je n'ai pas de gêne à dire que j'ai une montée d'adrénaline quand je le vois courir , et des frissons quand je l'entend parler , c'est ça être fan . Il redonne honneur au cyclisme et me motive dans ce sens . Allez THOMAS , continues à nous faire rêver . On est avec toi .
MG
22/10/2011
Extrait d'interview de THOMAS :
Est-ce inespéré ce qui vous arrive ?
Je ne suis pas là pour chercher des qualificatifs à mes performances. Je dois juste donner le meilleur de moi-même. On fera le bilan plus tard. Là je fais juste mon travail.
A-t-on un Voeckler survolté ou épuisé à l'issue de cette grande étape ?
Ce que je peux vous garantir c'est que je me bats. Et je n'ai pas le droit de ne pas avoir le moral alors que je suis en tête du Tour de France à trois jours de l'arrivée à Paris. Ce serait indécent.