
Je m'use , je m'effrite , où les pantins sont légions ,
Ni dieu , ni maitre , une plainte , un exutoire ,
Cherchant un chemin , une route , un horizon ,
Chaque fois je m'échappe , je rêve , je sors du noir .
Ma vie étant comme en état de siège
L'esprit tâché et maculé de doutes ,
Le destin est un leurre qui vous piège ,
Et votre sang pleure goutte à goutte .
Je flotte indéfiniment comme une épave ,
Qu'une mer d'écume ne sait où rejeter ,
Ces douleurs qui m'enchainent , qui m'entravent ,
Ô déesse, délivres-moi , vient me chercher .
Cette eau que mes fantasmes assècheront ,
Lorsque ma voie se sera ouverte ,
Plus jamais d'orages , ni tourbillons ,
Plus rien ne mènera à ma perte .
Une existence blafarde mais souillée ,
Question de survie , livrer bataille ,
Vous les démons , serez annihilés ,
Et sortirez , enfin , de mes entrailles !
Et vient dans mes pensées automnales ,
Comme un damné lêchant ses blessures ,
Toi qui suture mes peines viscérales ,
Toi qui cicatrise mes écorchures .
Au loin , cette forte lueur exquise ,
Approche d'un recours , d'un autre temps ,
Où toute folle suprématie s'enlise ,
Où plus rien ne casse , ni ne se fend .
Les vautours ne tournoieront plus ,
Balayés par les vents de l'espoir ,
Les désillusions , les déconvenues ,
Gommées , ne viendront plus me voir .
Funèbre adieu , la vie puante et sa laideur ,
Un jour , finiront par se séparer ,
Faisant l'hécatombe dans mes peurs
Et moi , je serai là , ivre de volupté .
MG 17/01/2012