MUSE
Edifice soufflé comme un château de cartes ,
Les âmes damnées , au diable repartent ,
Nulle vengeance ne saurait être idéale ,
Dans les pensées aux profondeurs abyssales .
Se brûler les ailes au passé de l'innocence ,
Où les ombres croient sauver les apparences ,
Et se déchirent les lettres du mot bonheur ,
Là où s'immolent les amants de froideur .
Lessivant les taches qui salissent les pensées ,
Au prince des ténèbres plus rien n'est rattaché ,
Les angles saillants se font douces courbes ,
Enfouis dans le passé , les pas qui s'embourbent .
Muse qui défie les faux et les vautours affamés ,
Mène sur l'autoroute du rêve non censuré ,
Arrachant calmement les frontières du silence ,
Faisant aux adieux , des maux en partance .
Vivre l'étrange , vivre le fort , plume se dévisage ,
Juste voir et savourer les instants sauvages ,
Dessiner ses rêves en gommant le morose ,
Quand par la Muse , le ciel bleu s'interpose .
MG 07/06/2012




