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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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18 juillet 2023

LE PARFUM - PATRICK SÜSKIND (livre) - TOM TYKWER (film)

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" Le parfum " est un livre d'une grande qualité et le film qui en est tiré est tout aussi remarquable . " Le parfum " , que je vous recommande vivement , est une histoire poignante , surprenante , avec un personnage hors du commun , qui vous fera ressortir plusieurs sentiments à son égard . Saurez vous quoi penser ?
Une chose est sûre , un de vos sens va se réveiller et vous aller rentrer dans un monde que vous n'imaginiez même pas et pourtant celui-ci est à votre portée ...
Un dénouement inattendu qui fait finalement réfléchir sur plusieurs choses .

" Le parfum " est une merveille , qui m'a troublé .

Je remercie au passage la personne qui m'a fait découvrir cette oeuvre exceptionnelle ...


MG 28/04/2012

18 juillet 2023

SOLAIRE

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Puisses-tu un jour assècher toutes les larmes ,
Et faire sombrer , même les bateaux de misère ,
Toi qui n'est vent , silence tuant les vacarmes ,
Souffle chaud , voletant dans ta robe d'air .

La plume suintant l'encre des émotions ,
Qui dans mes yeux , dessinera mon idéal ,
Au précipice de mes douleurs , de ma raison ,
Pourra à jamais briser ma pierre tombale .

Ce grand oiseau me frôlera de ses ailes ,
Balayant nuages , le coeur enfin colonisé ,
Par ce soleil aux fiançailles du réel ,
Léthargie , à son tour , morte et enterrée .

... à Salomé ...


MG 24/04/2012

18 juillet 2023

STEVE HANKS

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"L'art est un sentiment profond venu de l'intérieur de soi-même . J'ai commencé par une revalorisation de ma propre vie , une recherche du profond de mes impulsions , le mystère de toute chose . Toutes mes oeuvres sont émotionnelles . L'émotion c'est ce que j'aime peindre , mon réalisme en est le résultat ."

Steve Hanks

18 juillet 2023

LETTRE DE PHILIPPE TORRETON À JEAN FERRAT

Jean,

J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !
Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proches du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave !
Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...
Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la première dame de France.
Ecris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !
Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...
Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...
Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".
Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n'en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n'est pas les numéros de cirque du Salon de l'Agriculture qui vont nous prouver le contraire.
Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!
Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...
Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...
Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...
 
Je t'embrasse. Philippe Torreton
 
P.S. : Il y a un copain chanteur du Président de la République qui reprend du service dans la grande entreprise de racolage en tout genre et qui chante à ta manière une chanson en ton honneur. N'écoute pas, c'est à gerber.

Philipppe

Au passage , je vous conseille , le film " Présumé coupable" . Philippe Torreton n'y joue pas le rôle d'Alain Marécaux ... il est Alain Marécaux ...! Talent époustouflant !!!

ALAIN MARÉCAUX (extrait de son livre)

18 juillet 2023

IRENA SENDLER

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Regardez bien cette femme ! Ne l'oubliez jamais !
Les prix ne vont pas toujours à ceux qui les méritent !

Irena Sendler ( Sendlerowa) , décédée en 2008 à 98 ans , demanda pendant la 2ème guerre mondiale à aller travailler dans le ghetto de Varsovie, comme plombier, serrurier. Elle avait une motivation bien particulière. Elle connaissait les plans d'extermination des nazis envers les juifs , elle était polonaise .
Irena a caché des enfants dans le fond de sa boite à outils qu'elle transportait à l'arrière de son véhicule ainsi qu'un grand sac (pour les enfants plus grands) . Elle avait aussi un chien à l'arrière qu'elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlait à l'entrée et à la sortie du ghetto. Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvait faire les enfants .
Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi . Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent très sévèrement.
Irena garda tous les noms des enfants qu'elle avait fait partir du ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles ; mais la plupart avaient été gazés . Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d'accueil ou ont été adoptés.
Elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais n'a pas été retenue ...

18 juillet 2023

BON JOVI - Always

18 juillet 2023

ANCRÉ À L'ENCRE

53

Ma plume , servile , parfois esclave de mes pensées , elles-mêmes à corps et à cris relatant les accords aigris de cette vie partitionnée sur le papier du désespoir , sait aussi se faire libre comme l'air , en s'échappant de ma mémoire et voguant sur la mer des fantasmes les plus fous .
Cette plume faisant des va-et-vient , dans le passé et le futur , comme cherchant son époque la plus fertile à l'épanouissement , n'est peut-être qu'un livre que je vous met sous les yeux mais dont je suis l'unique tourneur de pages .

Pourquoi ce manuscrit n'est-il pas enfermé dans le coffre fort de ma tête , tel un objet de valeur inestimable pour son possesseur ? Pourquoi jeter en pâture à des regards avides de mots , ces maux , et ces biens qui pourraient tout aussi bien être gardés au secret dans la chambre de mon esprit et ainsi rester vierges de toutes vues ?
Vos lectures ne sont et ne sauront être prises pour souillures de mon âme profonde . Voyez ces chaînes que vos yeux font tomber à terre , voyez ce coeur emprisonné que vous libérez . Servez-vous ! Abreuvez-vous à la fontaine de mes angoises ou bien à la source de mes rêves , cela vous est offert gracieusement , c'est tout ce qu'il me reste . Prenez , prélevez , mettez un terme à vos faims , moi je n'ai plus l'appétit ...pour le moment ...

Certains d'entre-vous pourtant , commencent à dessiner d'éventuels chemins pour mes pas , et ces ébauches se doivent d'être soigneusement conservées . Le tome 2 serait-il en train de prendre forme dans les méandres de ma petite masse encéphalique ? Je n'ai même pas de réponse à cette question , mais si je me la pose , il s'agit là , déjà d'un pas en avant , fusse-il minuscule . Dans le sas de ma vie , il ne m'est possible , effectivement , que de faire des petits pas et pour bondir en avant , l'on doit m'ouvrir cette porte .

Je ne sais si ce livre se refermera un jour , mais sachez , qu'aucune de ses pages ne vous a été amenée avec regret , avec convoitise , ou avec un quelconque manque de sentiment . Vous êtes sûrement , si ce n'est mon traitement psychologique , tout du moins , une grande partie de celui-ci .


MG 14/04/2012

18 juillet 2023

CITATION 57

Quand je cesserai de m'étonner, je commencerai de vieillir . (André Gide 1869-1951)

18 juillet 2023

STEVE VAI - For the love of God

Le plus beau morceau de Steve ...

16 juillet 2023

LES SENS ET L'ESSENCE

52

Qu'est-ce qui peut pousser les êtres à se désirer ainsi ? Les sens ne sont-ils pas l'essence même du désir ?
J'imagine me délecter de tout ça ...

Les contours d'une silhouette , tantôt droits , tantôt arrondis , comme des plaines et des collines , que l'on peut imaginer parcourir dans une totale liberté , tel un cavalier traversant l'immensité de son paradis terrestre . Les yeux se remplissant même de ces petits frissons apparaissant sur sa peau , la voyant se recouvrir de ces minuscules éruptions de désir , puis le regard se tournant vers le sommet de ces excroissances mammaires , qui se raidissent et finissent par me regarder , eux-mêmes . Un corps qui n'en n'est plus un , puique mes yeux l'ont dévoré ...

Puis mes mains lentement s'approchent , n'osant se jeter tel un fauve sur cette chair . Le besoin de survoler cette terre qui va me nourrir , cette mer qui va me noyer , je ne veux pas tout de suite sentir ce contact pourtant si attendu , ma main me parait assassine , et puis je me laisse lentement porter sur la vague d'une cuisse , la courbe d'une hanche , et progressivement je remonte , sentant les côtes comme des barrières que j'ose franchir pour arriver à ce sein tendre et rond comme le monde qui devrait ne pas m'être destiné par la nature , mais qui m'est offert lorsque je sens soudainement le torse se bomber .

Mon visage s'approche délicatement de ce sein pour le remercier dans un élan de tendresse , peut-être infantile , et mes lèvres semblent se marier à cette peau qui se fait velours , d'une attraction sans bornes , dont je ne peux me défaire . Puis-je à cet instant savoir où aller ? Non , je veux tout ; toute cette étoffe épidermique , je ne veux en laisser aucune miette , mes lèvres ont faim de ce plaisir . Alors ma bouche voyage sur ce corps .

Et puis mon sens olfactif , s'éveille ... mes narines rasent cette soie cutanée , dont les effluves se modifient en arrivant dans certaines zones . J'en prend les senteurs et ce corps me parait chargé des parfums les plus inattendus qui soient . J'en décele même les senteurs naturelles et celles qui ne le sont pas . Des odeurs de chaleur comme des odeurs de fraicheur . Toute épice , toute essence florale semble présente .

Tout à coup , je m'aperçois que des souffles longs , lents , et presque étouffés semblent rythmer mes gestes . Et plus j'anime mes intentions , plus ces râles de bonheur se font rapides et bruyants ... comme une mélodie m'accompagnant . Lorsque je ralentis , pour savourer , ils baissent d'intensité phonique mais pas de sensualité .

Toutes ces sensations ressenties et les désirs semblant rassasiés , une exaltation sensorielle , se produit alors .

Je reviens à moi comme sortant d'un état de transe pour me dire , que oui , tous les sens ont tout leur sens ...


MG 13/04/2012