ÉCRITS ET CRIS
Le silence qui étouffe , qui étrangle de ses mains dures ,
Que la plume transperce , crevant tous les abcès ,
La mort qui rôde , cachant sournoisement l'embrasure ,
Mais de la porte du livre naîtront les plus beaux rais .
A chaque jour où les pensées s'amoncellent ,
Où les mains agrippent ces traines de bonheur ,
Filant encore entre les doigts si frêles ,
Suintantes , impuissantes de ces froides sueurs .
La main guidée entame sa danse du parchemin ,
La plume noie ses chagrins dans la fenêtre ,
Où la morosité enterre son funèbre destin ,
Aux confins du rêve , la voix de la raison pénètre .
Les pensées s'entrelacent , tissant les rimes de l'espoir ,
A l'encre reine , où resteront gravés tous les émois ,
Achevant les vides qui se remplissaient de désespoir ,
Je m'incline et j'implore à devenir roi .
MG 27/05/2012
