CITATION 139
Le bonheur suprême de la vie c'est la conviction qu'on est aimé ; aimé pour soi-même, disons mieux, aimé malgré soi-même. (Victor Hugo 1802-1885)
CITATION 138
Réfléchir c'est difficile, c'est pourquoi la plupart des gens jugent. (Carl Gustav Jung 1875-1961)
L'ARME DOUCE
À chaque coup de vent au coeur, s'enfantent les mots,
Souffle glacial, blessant, ou même des plus chauds,
A l'encre, se diluent les plus sincères paroles,
Mais de l'âme profonde viennent ces idées folles.
Pas de coup d'épée dans l'eau, c'est tout l'utile,
De ce livre, comme un refuge, une terre d'asile,
Sincérité, vérité, à chaque phrase s'accolent,
Sauveuses d'humain, en gloire sûre, convolent.
Force blanche et brûlante issue des entrailles,
Sans crainte d'affronter, ni de livrer bataille,
Pureté sans honte des perles lacrymales,
Sortent l'homme des profondeurs abyssales.
Aux rêves des envies se mêlent les espoirs,
D'une mélancolie douce en réel miroir,
Piétinant les épines d'une marche en vie,
Vers l'horizon, ses soleils, et ses envies.
Jamais ne s'arrêteront les folies les plus saines,
Aux détours des chemins pour avoir l'oxygène,
Les plus meurtris se panseront aux essentiels,
Révélant ainsi la voie dans leur propre ciel.
Face à soi-même, s'ouvre le vrai combat,
La glace n'est pas sans tain dans le constat,
Et les fils de Satan ne verront jamais le jour,
Le triomphe se fait seulement dans l'amour.
MG 18/02/2018
PLEIN LA VUE
L'évidence dans tes yeux, impuissants à regarder,
Enclins pourtant à tout ressentir, à tout voir,
Ouvre les portes douces de nos âmes assemblées,
Laissant s'échapper la plus belle des histoires.
Des yeux qui ne retiennent parfois pas les larmes,
Le coeur presque noyé dans cet océan d'éternité,
Face au néant invisible dont la vie ne désarme,
D'un soleil, au champ de bataille de l'obscurité.
Les miens, aux interdits d'une porte encore close,
Brillent où se traverse ce léger voile de lumière,
Inutile au retard des amants que rien n'oppose,
Tous les demains gagnent à coup sûr les hiers.
Nos regards se croisent même dans l'impossible,
L'aveuglement ne gagnera jamais nos cuirasses,
Le commandement des vies toujours au sensible,
Les yeux fermés, en rêve, gomment toute menace.
MG 11/02/2018
CITATION 137
Il faut longtemps avoir parlé ensemble pour savoir si on est du même silence. (Frédéric Rossif 1922-1990)
CITATION 136
Lorsque souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d'autres des moulins à vent. (Proverbe chinois)
ENFER, MAIS...
L'élan prisonnier dans un étau qui compresse,
Apnée des sens dans une ultime détresse,
En immobiles pouvoirs, les mains s'enchainent,
Aux débris insalubres que le vent ramène.
La vitre sale en miroir fou de l'esseulée,
Parle en menteuse noire de l'image faussée,
Et plonge dans l'obscurité tous les espoirs,
Poussant la flamme de la bougie à l'éteignoir.
La poupée désarticulée se cache au placard,
Ne suffit, pour assécher les larmes, le buvard,
Epongeant l'encre pleine des mornes soirs,
Recueil des maux en un trouble dévidoir.
La vie ne s'en va pas, s'éloignent les rêves,
Des morceaux, des pas qui ne s'achèvent,
Se joue le théâtre insolent des contraires,
Ne pouvant tuer les harmonies ventriculaires.
MG 04/02/2018


