CŒURS OUVERTS
Des instants glacés remplissent les airs d'absence,
Le froid cruel hante les espaces du temps,
Le doute en folie intimide l'Espérance,
L'âme alors en péril, se livre aux errements.
Amour impérial, grand Palais du soleil,
Evidence insoumise, la lumière s'enfuit,
Réduite à l'ombre par une tour de Babel,
Les jours n'existent que pour se grimer en nuits.
Fidèle à son chemin, loin du consolateur,
Et le sort s'amuse en aventure loufoque,
Indifférent du chagrin, est admirateur,
Le coeur harcelé de douleurs, gisant, suffoque.
Déchirés par les brûlures apocalyptiques,
Les morceaux de vie sur la colline des morts,
S'amoncellent inexorablement et abdiquent,
Témoins sans scrupules de la fin des aurores.
L'Être ébloui, en crise ardente, suspendu,
Embarrassé, souffre, esseulé, mort et passion,
Le désir trébuchant au chemin sans issue,
Crie sa misère à l'éternel, en soumission.
Les larmes de héros, rivières inutiles,
Poussent à la noyade les entrailles crispées,
Insomnies en cascades, la mort s'assimile,
Plongeon dans l'abîme, la cuirasse rouillée.
La créance anesthésiée de serments arides,
Assassinant à pas comptés l'Amour soignant,
Séquestré de faux semblants et de jeux perfides,
Des rêves condamnés, le coeur s'en va saignant.
Le sang de vie s'écoule, perdu par les morsures,
Le désespoir, sur l'Amour froidement empiète,
L'horizon disparaît, la route sans futur,
L'horloge aux aiguilles cassées lentement s'arrête.
Dreams&Emotions & L'apache 16/02/2019




