À JE NOUS
Les coulures de tes yeux,vertigineuses en chutes lacrymales,
S'amassent à la commissure de tes lèvres tristes et fermées,
Mornes pensées devant le miroir au sombre reflet automnal,
La pluie du coeur détrempe ton âme et tente de la noyer.
Quand la froideur des jours, interminables en gelures,
Paradoxe fou des illusions, pourtant les plus courts,
Endort tes rêves, enterre tes sourires en parjure,
Je creuse, j'arrache la mort hivernale de ton amour.
Ouvrant les yeux, dans un éclat doux de renouveau,
Un réveil, une renaissance aux couleurs chatoyantes,
Comme d'un cocon, la chrysalide se libère de l'étau,
En envies printanières, s'envole, enfin vivante.
Sans brûler les ailes, le chaud estival donne ses droits,
Caresse de feu, où plus rien n'accroche, tout se passe,
Au soleil de Nous, s'agenouiller jusqu'à notre loi,
Bleu de mer, bleu de ciel, dans l'accord rien ne trépasse.
MG 01/02/2020



