HIGH POWER - Par le sang et l'acier + Comme un damné + Avocat + Offrande charnelle + Les violons de Satan
Des paroles qui ne datent pas d'hier mais quelle bombe !!! Un album sorti en 1983 puis l'autre en 1986 par HIGH POWER un groupe de Bordeaux et dont les paroles avaient été écrites en 1983 voire avant...
Une prière, pour une agonie,
Pour toi mon frère, trois larmes dans la nuit,
Oublie ce père, ce père et sa folie,
Qui marbrait sous ses lanières, ton corps meurtri.
Je maudis, pour une éternité,
Je maudis, par le sang et l'acier.
Tes yeux clairs, ont brûlé mon coeur,
Dans la poussière, tu rampais sous la peur,
Pour étouffer, étouffer tous tes cris,
Je léchais tes blessures, sans faire de bruit.
Je maudis, pour une éternité,
Je maudis, par le sang et l'acier.
Que la lumière, aveugle le soleil,
Que sa crinière, déserte le ciel,
Que ses éclairs, ses éclairs, satin de feu,
Glisseront sur tes paupières, des rêves bleus...
...des rêves bleus....des rêves bleus...des rêves bleus...
Patrick Malbos (RIP)
Un autre slow sur la vision d'un homme sur sa vieillesse à venir :
Comme un damné (Partie piano de 6:05 à la fin...exquise)
Comme un damné, aux portes du paradis,
Comme un prisonnier, au pied des barbelés,
Comme un aveugle, au milieu de la nuit,
J'ai peur du lendemain, comme d'un cheveu gris.
J'ai peur du lendemain, comme d'un cheveu gris,
Comme d'un cheveu gris...
Comme un filet de pluie, qui se noie dans la terre,
Comme une perle de cil, accrochée aux paupières,
Comme une larme de rosée, séchée par la lumière,
J'ai besoin d'un ami, pour fondre mon hiver.
J'ai besoin d'un ami, pour fondre mon hiver,
Pour fondre mon hiver...
Comme un peu de soleil, étouffé par les brumes,
Comme une herbe séchée, enterrée sous la dune,
Comme un grain de poussière, torturé par le vent,
Je suis bien trop petit, pour aller de l'avant.
J'ai peur de cette canne, au pied de ce vieillard,
J'ai peur de cette canne, au pied de ce vieillard,
Ce vieillard...
Patrick Malbos (RIP)
Une autre compo avec un texte sur l'hypocrisie des avocats lors des procès :
Avocat
Avocat de la nuit, fossoyeur de l'espoir,
T'as la robe qui déteint, ton âme est si noire,
Tu vas presque nous dire, avec des yeux mi-clos,
Que c'est une soutane, qui habille ta peau.
Avocat,
Avocat, va au diable !
Et quand près du perchoir, tu élèves les bras,
Au nom de la justice, tu étouffes ta proie,
Plus l'argent pèsera, dans tes poches de rapace,
Plus la loi cassera, ses dents sur sa cuirasse.
Avocat,
Avocat.
Avocat de la nuit, ta robe a la couleur,
De la fosse qui t'attend, humide comme la peur,
Mais prends garde à toi, qu'à violer la balance,
Le glaive ne t'abatte dans un dernier silence.
Avocat.
...Avocat...avocat...avocat...
Patrick Malbos (RIP)
Et alors là......., un morceau culte qui ne se présente pas, tellement il est beau dans ses paroles.....juste à écouter.......
Offrande charnelle (partie piano à 5:00)
Toi, petite fille, je rêve de ton corps,
Et je m'y glisserai, jusqu'à l'aube de ta mort,
On m'appelle « le diable », mais je serai ton dieu,
Je veux briser ta vie, dans un funèbre adieu,
Je veux manger ton ventre, et boire en ton sein,
Afin que mon amour, soit un horrible festin.
Mon offrande charnelle,
Fera gémir le Christ.
Ton sang est glacé, froid comme le marbre,
Tes veines vont éclater, et ton visage est pâle,
Je veux te dévorer, que tu pleures mes flammes,
Que tu sentes le feu, de l'enfer dans ta gorge,
Tu incarnais la beauté, maintenant la laideur,
Tu représentais la joie, maintenant le malheur.
Mon offrande charnelle,
Fera gémir le Christ, Christ, Christ.
Fatiguée de mourir, dans un trop long supplice,
Tu t'abandonneras, tu seras ma complice,
Et tu fécondes en toi, l'enfant qui est mon fils,
Dont tu accoucheras, dans une douleur sublime,
Et toi, tu pourriras, puis ivre de volupté,
De tendresse et d'horreur, Je regagnerai l'enfer.
Mon offrande charnelle...
Patrick Malbos (RIP)
Les violons de Satan (partie acoustique à 4:22)
Pluie de feu, aux ailes d'or,
Sur le front, une croix qui saigne,
Clouée, par le remords.
Et la mort règne, au coeur de la nuit,
Et la mort vit, au coeur de la haine,
Au nom du fils,
Que l'heure vienne,
Du sacrifice.
L'aigle de cristal, étouffe le vent,
Pour offrir son râle, aux violons de Satan.
Plantées dans la roche, des mains enflammées,
Allument les torches, pour rougir le fouet,
Pour un dieu barbare, l'ombre au sexe laser,
Féconde la pierre, ridée par un soleil noir.
Et dans les brumes, éternelles,
Des anges gardent, l'arc-en-ciel
Prisonnier à vie, de l'infini.
Au nom du père,
Au nom du fils,
Que l'heure vienne,
Du sacrifice.
L'oeil crevé d'une hyène,
Sur la vierge s'endort,
Déposant sur ses chaines,
Une larme d'aurore...