SUR LE FIL SANS FILS
Un souffle du coeur, un souffle du vent,
Tout et son contraire, à la vie, à la mort,
Une seconde, des mois voire des ans,
La vie, château de cartes ou château fort.
Jouer avec le feu à s'y brûler les ailes,
Ou s'envoler comme la montgolfière,
Risque imminent d'éteindre la chandelle,
Passer dessous ou rester sur la terre.
La flamme et son pouvoir d'embrasement,
Celle de l'enfer ou celle du coeur, emportent,
Faire le choix ou pas en un instant,
La suite des événements derrière la porte.
Sur le fil du rasoir, l'équilibriste,
Domine sa vie en surplombant sa mort,
Mais pourquoi le jury du temps insiste ?
Y a-t-il raison gardée, y a-t-il tort ?
Existences si différentes et ainsi faites,
Les rythmes et les couleurs divergent,
En bonheurs, malheurs, en morts, et en fêtes,
La vie et sa bougie, la mort et son cierge.
MG 28/02/2021