L'OPIUM DES POÈTES
Sous son effet se meut, la plume sans répit,
Sur le papier, silencieuse parfois muette,
L'élixir en fumée, dévoile un paradis,
Effaçant l'hésitation morne du poète.
Dans les volutes naissent les alexandrins,
Voilant le manque en y portant l'inspiration,
Les mots s'imbriquent sans arrêter leur dessein,
Les idées si claires dans un état second.
Défaire les liens, une chimique magie,
S'avouer délivré, l'opium libérateur,
Poussant à l'évasion les pensées alanguies,
Jusqu'à s'envoler au ciel des révélateurs.
Aux querelles de l'âme, s'invite l'absinthe,
Complice de la flamme, donnera les mots,
Dénouera paisiblement toutes les étreintes,
Le chef d'oeuvre du fou ne sera jamais faux.
Le morne peut être beau Mr Baudelaire,
Vous en êtes le témoin le plus aguerri,
La substance vous a souvent donné les vers,
Non ceux des entrailles, mais ceux de la poésie.
...en alexandrins...
MG 24/01/2021
