PRÉLUDE AUX RÊVES / AUDIOMACHINE Prelude of dreams
Prélude aux rêves
Une impossible évidence résonnant comme une sonate,
Un monde chamboulé, sans un bruit dans la douceur du silence,
Où les images se chevauchent pour ne faire que l'obsession,
D'un visage, pur, immobile icône de la pensée.
Dans l'explosion des émotions sans un débris,
Son regard dessiné, dans le fond duquel se logeaient,
Les larmes sucrées et limpides, refusant de couler,
Sur l'enveloppe charnelle abritant un joyau,
Qui bat de toutes ses pulsions aimantes,
Pour ne faire que l'essence d'une vie belle.
Des lèvres, telles des vagues de coton, retenant,
Les gouttes de chaque mot, pour en savourer le désir,
Quand ses yeux, perles de l'orient, ne taisent rien,
Et délivrent tous les irréels des écrins de son coeur.
Le grain de sa peau ne semblant être qu'un voile satiné,
Que l'on n'ose qu'effleurer de peur de le froisser,
Velouté sensible aux attentions d'une caresse.
Les frissons envahissants ne sauraient être conquérants,
Alliant plutôt les âmes, et se font prétexte à l'amour,
Qui noie les peurs, qui donne naissance aux folies,
À l'amour qui peint les rêves et qui nourrit l'espoir.
C'est dans ce visage qu'il se perd et finalement se retrouve,
Dans ce visage qu'il s'aimante dans la liberté.
MG
10/03/2013