PEUT-ÊTRE
Si mon bateau du silence , amarré au port du vide ,
Attendait la prise en main d'un capitaine ,
Se balancer au gré des océans lucides ,
Serais-tu ce flibustier des temps modernes ?
Si mes cris s'étouffaient dans l'épaisseur de la brume ,
Où les rayons impuissants se reflètent à eux mêmes ,
Dans cette vie opaque , que plus rien n'allume ,
Serais-tu ce soleil fânant les chrysanthèmes ?
Si ma main lasse , errante , ne savait où se poser ,
Espérant toucher le regard , ou même , trouver l'appui ,
Tendue vers un coeur toujours prêt à s'envoler ,
Serais-tu cette épaule sur laquelle on construit ?
Si j'en crevais de cette absence que tu m'infliges ,
Me languissant , prisonnier de cette camisole ,
Qui fait que mon âme désormais se fige ,
Serais-tu ces ailes me donnant les sublimes envols ?
MG 24/07/2012
