SOLEIL NOIR
Sirène des nuits , eaux calmes faisant ,
La mer , le ciel , la terre , sont tes élans ,
Glisser sur le jour , plus rien n'est factice ,
Emmurer les bords vides du précipice .
Les mains enveloppent dans une corolle ,
Protégeant l'aigle , et préparant son envol ,
Le ballet du ciel , un jour commencera ,
Poussé par les souffles chauds , une aura .
Tiraillé entre tombeau et vaisseau de l'espoir ,
Les chiens mordants , resteront dans le noir ,
De pleurs de sang , il n'y aura plus une goutte ,
Vivre , et réduire à néant tous les doutes .
Sculptée dans un imaginaire pourtant réel ,
Polissant les cailloux sales qui martèlent ,
Et les vaguelettes d'encre diluent l'écume ,
Caressant la main qui dissipera les brumes .
Prenez garde , vers , qui rongent mes os ,
Un jour vos semblables , ici en mots ,
Engloutiront vos mornes agissements ,
Et feront soleil , pour moi , droit devant !
MG 22/05/2012
