LE RÊVE D'ILAF
Chaque vie a du noir et du blanc, du chaud et du froid, le jour et la nuit, de la douceur et de la dureté, du rire et des larmes, du bonheur et de la tristesse, la naissance et la mort...Chaque mot a son contraire et la vie en regorge. En voici un exemple flagrant.
Un reportage d'un quart d'heure, court, et pourtant bourré de rebondissements, plein de pleurs, plein de bonheurs aussi.
C'est beau et affreux en même temps. Les enfants sont parfois plus courageux que les grands.
Une enfant censée être faible et qui finalement est très forte est un paradoxe inouï de la vie. Je n'ai pas le courage d'Ilaf et je salue sa détermination sur le chemin de l'espoir.
Je salue également la bienveillance de la famille d'Ilaf, ses camarades, les gens qui s'occupent d'elle et d'autres enfants meurtris, ceux qui l'ont soigné, qui l'ont appareillée. J'aurais voulu prendre Ilaf dans mes bras...Bien sûr que j'aurais aimé avoir une fille comme Ilaf.
Ilaf est une fleur coupée qui revit dans son vase. Ilaf est une sirène sur terre. Ilaf n'est pas une petite fille, elle est une reine.
Ilaf m'a fait pleurer. Et pourquoi cette eau sort de mes yeux de la même façon pour deux ressentis contraires ? Encore un paradoxe ?
Cette gosse bouleverse, renverse.....les sourires d'Ilaf forment l'anneau de sa planète, indissociable de sa vie, nécessaire à sa survie, et surtout visible à nos yeux et incommensurable pour nous.
MG 16/12/2020



























