SOUS MON ELLE
Débarquée dans ce monde presque lunaire,
Aux peuplades inconnues, parfois hostiles,
N'étaient pas seules les agressions de l'hiver,
Les morsures gelant l'Être déjà fragile.
Enchaînée dans une étreinte intérieure,
S'accumulent durement les cris étouffés,
Chaque jour efface lentement les couleurs,
Le tunnel et son milieu noir prêts à t'avaler.
L'oeil toujours ouvert, veilleur attentionné,
Sortant les pansements pour le coeur fébrile,
Prise sous mon aile, et doucement choyée,
Mise à l'abri, puis libérant l'âme docile.
Les teintes vives aujourd'hui réapparaissent,
Brandissant le drapeau de la liberté acquise,
S'éteignent enfin les signaux de détresse,
Détrônant le morne, l'envoyant aux assises.
à Céline
MG 30/05/2021
Sur un de mes montages...
